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Essaouira, l'ancienne Mogador Passe-Voyages
Essaouira, l’ancienne Mogador
15/11/2010 -
Longtemps connue sous le nom de Mogador, la ville bleue et blanche d’Essaouira est un des lieux les plus pittoresques du Maroc avec ses allures de Saint-Malo. Ses remparts, sa médina, ses souks, son port et sa plage invitent à la flânerie et aux vacances paisibles.
Le temps d’un week-end ou d’une escale au Maroc, Essaouira se livre aux voyageursEssaouira est située sur la côte atlantique du Maroc, à environ 300 km au sud de Casablanca. Si la ville actuelle date de 1765, des fouilles archéologiques ont montré que les premiers habitants étaient les phéniciens. Vinrent ensuite les Crétois, les Grecs et les Romains. En 1506, la ville devait devenir le siège d’une forteresse portugaise.
Fondée par la volonté du Sultan Sidi Mohamed Ben Abdallah, Essaouira a été construit selon les plans de Théodore Cornut, ingénieur disciple de Vauban, largement inspirés par les remparts de Saint-Malo. Pour animer les échanges économiques, on fit appel à des familles juives et des consulats s'installèrent. Essaouira a été un port commercial fleurissant jusqu’en 1912 lorsque le protectorat français s’installe et réinstaure le nom de Mogador. Lors de l’indépendance en 1956, le port assoupit reprend son nom d’Essaouira, littéralement « la bien conçue ».Après l’indépendance, Essaouira doit sa renommée aux artistes. Orson Welles y tourna Othello en 1952 et nombreux artistes et écrivains y venaient pour trouver l’inspiration ou se reposer. Aujourd’hui, Essaouira est l’une des villes touristiques les plus pittoresques du Maroc.Découvrir EssaouiraLa médina d’Essaouira est aujourd’hui inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco pour ses fortifications de type européennes de la fin du XVIIIe siècle transposée dans un contexte nord-africain. Elle est traversée par deux axes principaux, l’un reliant Bab Doukkala au port et l’autre partant de Bab Marrakech pour rejoindre la mer. A leur intersection, on retrouve le Souk Jdid, où sont installés les marchés aux épices, aux poissons, aux céréales et à l’alimentation générale. On est au cœur du quartier du Mellah. Autrefois plus de 15 000 juifs vivaient du commerce dans ce quartier du nord de la médina. La plupart a quitté le Maroc après la création de l’état marocain. Le quartier reste toutefois agréable et on est loin des boutiques pour touristes qui jalonnent les artères principales de la médina. Ici, on retrouve un Maroc plus traditionnel et moins villégiature.Il est aussi agréable de flâner dans les rues d’Essaouira et de jouer à se perdre. La ville recèle de petits coins magnifiques et tranquilles. Mais, en fin de journée, rendez-vous sur le port pour y observer les pêcheurs de retour de leur journée en mer. D’ici, les remparts battus par les vagues prennent une dimension maritime sans précédent. L’endroit est serein malgré la foule qui s’amoncelle chaque soir.Avant la nuit, il faut longer les remparts pour la skala de la ville. C’est un bastion érigé de canons qui offre une vue magnifique sur l’Océan Atlantique, notamment au coucher de soleil. Comme au port, tous les touristes s’y rendent mais c’est si charmant.
Longtemps connue sous le nom de Mogador, la ville bleue et blanche d’Essaouira est un des lieux les plus pittoresques du Maroc avec ses allures de Saint-Malo. Ses remparts, sa médina, ses souks, son port et sa plage invitent à la flânerie et aux vacances paisibles.
Le temps d’un week-end ou d’une escale au Maroc, Essaouira se livre aux voyageursEssaouira est située sur la côte atlantique du Maroc, à environ 300 km au sud de Casablanca. Si la ville actuelle date de 1765, des fouilles archéologiques ont montré que les premiers habitants étaient les phéniciens. Vinrent ensuite les Crétois, les Grecs et les Romains. En 1506, la ville devait devenir le siège d’une forteresse portugaise.
Fondée par la volonté du Sultan Sidi Mohamed Ben Abdallah, Essaouira a été construit selon les plans de Théodore Cornut, ingénieur disciple de Vauban, largement inspirés par les remparts de Saint-Malo. Pour animer les échanges économiques, on fit appel à des familles juives et des consulats s'installèrent. Essaouira a été un port commercial fleurissant jusqu’en 1912 lorsque le protectorat français s’installe et réinstaure le nom de Mogador. Lors de l’indépendance en 1956, le port assoupit reprend son nom d’Essaouira, littéralement « la bien conçue ».Après l’indépendance, Essaouira doit sa renommée aux artistes. Orson Welles y tourna Othello en 1952 et nombreux artistes et écrivains y venaient pour trouver l’inspiration ou se reposer. Aujourd’hui, Essaouira est l’une des villes touristiques les plus pittoresques du Maroc.Découvrir EssaouiraLa médina d’Essaouira est aujourd’hui inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco pour ses fortifications de type européennes de la fin du XVIIIe siècle transposée dans un contexte nord-africain. Elle est traversée par deux axes principaux, l’un reliant Bab Doukkala au port et l’autre partant de Bab Marrakech pour rejoindre la mer. A leur intersection, on retrouve le Souk Jdid, où sont installés les marchés aux épices, aux poissons, aux céréales et à l’alimentation générale. On est au cœur du quartier du Mellah. Autrefois plus de 15 000 juifs vivaient du commerce dans ce quartier du nord de la médina. La plupart a quitté le Maroc après la création de l’état marocain. Le quartier reste toutefois agréable et on est loin des boutiques pour touristes qui jalonnent les artères principales de la médina. Ici, on retrouve un Maroc plus traditionnel et moins villégiature.Il est aussi agréable de flâner dans les rues d’Essaouira et de jouer à se perdre. La ville recèle de petits coins magnifiques et tranquilles. Mais, en fin de journée, rendez-vous sur le port pour y observer les pêcheurs de retour de leur journée en mer. D’ici, les remparts battus par les vagues prennent une dimension maritime sans précédent. L’endroit est serein malgré la foule qui s’amoncelle chaque soir.Avant la nuit, il faut longer les remparts pour la skala de la ville. C’est un bastion érigé de canons qui offre une vue magnifique sur l’Océan Atlantique, notamment au coucher de soleil. Comme au port, tous les touristes s’y rendent mais c’est si charmant.
15/11/2010 -
Longtemps connue sous le nom de Mogador, la ville bleue et blanche d’Essaouira est un des lieux les plus pittoresques du Maroc avec ses allures de Saint-Malo. Ses remparts, sa médina, ses souks, son port et sa plage invitent à la flânerie et aux vacances paisibles.Le temps d’un week-end ou d’une escale au Maroc, Essaouira se livre aux voyageursEssaouira est située sur la côte atlantique du Maroc, à environ 300 km au sud de Casablanca. Si la ville actuelle date de 1765, des fouilles archéologiques ont montré que les premiers habitants étaient les phéniciens. Vinrent ensuite les Crétois, les Grecs et les Romains. En 1506, la ville devait devenir le siège d’une forteresse portugaise.
Fondée par la volonté du Sultan Sidi Mohamed Ben Abdallah, Essaouira a été construit selon les plans de Théodore Cornut, ingénieur disciple de Vauban, largement inspirés par les remparts de Saint-Malo. Pour animer les échanges économiques, on fit appel à des familles juives et des consulats s'installèrent. Essaouira a été un port commercial fleurissant jusqu’en 1912 lorsque le protectorat français s’installe et réinstaure le nom de Mogador. Lors de l’indépendance en 1956, le port assoupit reprend son nom d’Essaouira, littéralement « la bien conçue ».Après l’indépendance, Essaouira doit sa renommée aux artistes. Orson Welles y tourna Othello en 1952 et nombreux artistes et écrivains y venaient pour trouver l’inspiration ou se reposer. Aujourd’hui, Essaouira est l’une des villes touristiques les plus pittoresques du Maroc.Découvrir EssaouiraLa médina d’Essaouira est aujourd’hui inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco pour ses fortifications de type européennes de la fin du XVIIIe siècle transposée dans un contexte nord-africain. Elle est traversée par deux axes principaux, l’un reliant Bab Doukkala au port et l’autre partant de Bab Marrakech pour rejoindre la mer. A leur intersection, on retrouve le Souk Jdid, où sont installés les marchés aux épices, aux poissons, aux céréales et à l’alimentation générale. On est au cœur du quartier du Mellah. Autrefois plus de 15 000 juifs vivaient du commerce dans ce quartier du nord de la médina. La plupart a quitté le Maroc après la création de l’état marocain. Le quartier reste toutefois agréable et on est loin des boutiques pour touristes qui jalonnent les artères principales de la médina. Ici, on retrouve un Maroc plus traditionnel et moins villégiature.Il est aussi agréable de flâner dans les rues d’Essaouira et de jouer à se perdre. La ville recèle de petits coins magnifiques et tranquilles. Mais, en fin de journée, rendez-vous sur le port pour y observer les pêcheurs de retour de leur journée en mer. D’ici, les remparts battus par les vagues prennent une dimension maritime sans précédent. L’endroit est serein malgré la foule qui s’amoncelle chaque soir.Avant la nuit, il faut longer les remparts pour la skala de la ville. C’est un bastion érigé de canons qui offre une vue magnifique sur l’Océan Atlantique, notamment au coucher de soleil. Comme au port, tous les touristes s’y rendent mais c’est si charmant.
Longtemps connue sous le nom de Mogador, la ville bleue et blanche d’Essaouira est un des lieux les plus pittoresques du Maroc avec ses allures de Saint-Malo. Ses remparts, sa médina, ses souks, son port et sa plage invitent à la flânerie et aux vacances paisibles.Le temps d’un week-end ou d’une escale au Maroc, Essaouira se livre aux voyageursEssaouira est située sur la côte atlantique du Maroc, à environ 300 km au sud de Casablanca. Si la ville actuelle date de 1765, des fouilles archéologiques ont montré que les premiers habitants étaient les phéniciens. Vinrent ensuite les Crétois, les Grecs et les Romains. En 1506, la ville devait devenir le siège d’une forteresse portugaise.
Fondée par la volonté du Sultan Sidi Mohamed Ben Abdallah, Essaouira a été construit selon les plans de Théodore Cornut, ingénieur disciple de Vauban, largement inspirés par les remparts de Saint-Malo. Pour animer les échanges économiques, on fit appel à des familles juives et des consulats s'installèrent. Essaouira a été un port commercial fleurissant jusqu’en 1912 lorsque le protectorat français s’installe et réinstaure le nom de Mogador. Lors de l’indépendance en 1956, le port assoupit reprend son nom d’Essaouira, littéralement « la bien conçue ».Après l’indépendance, Essaouira doit sa renommée aux artistes. Orson Welles y tourna Othello en 1952 et nombreux artistes et écrivains y venaient pour trouver l’inspiration ou se reposer. Aujourd’hui, Essaouira est l’une des villes touristiques les plus pittoresques du Maroc.Découvrir EssaouiraLa médina d’Essaouira est aujourd’hui inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco pour ses fortifications de type européennes de la fin du XVIIIe siècle transposée dans un contexte nord-africain. Elle est traversée par deux axes principaux, l’un reliant Bab Doukkala au port et l’autre partant de Bab Marrakech pour rejoindre la mer. A leur intersection, on retrouve le Souk Jdid, où sont installés les marchés aux épices, aux poissons, aux céréales et à l’alimentation générale. On est au cœur du quartier du Mellah. Autrefois plus de 15 000 juifs vivaient du commerce dans ce quartier du nord de la médina. La plupart a quitté le Maroc après la création de l’état marocain. Le quartier reste toutefois agréable et on est loin des boutiques pour touristes qui jalonnent les artères principales de la médina. Ici, on retrouve un Maroc plus traditionnel et moins villégiature.Il est aussi agréable de flâner dans les rues d’Essaouira et de jouer à se perdre. La ville recèle de petits coins magnifiques et tranquilles. Mais, en fin de journée, rendez-vous sur le port pour y observer les pêcheurs de retour de leur journée en mer. D’ici, les remparts battus par les vagues prennent une dimension maritime sans précédent. L’endroit est serein malgré la foule qui s’amoncelle chaque soir.Avant la nuit, il faut longer les remparts pour la skala de la ville. C’est un bastion érigé de canons qui offre une vue magnifique sur l’Océan Atlantique, notamment au coucher de soleil. Comme au port, tous les touristes s’y rendent mais c’est si charmant.
Re: Ils ont écrit sur Essaouira.
très intéressante ton article
emule
emule
moore- Administrateur
- Messages: 36
Date d'inscription: 21/08/2010
Youssef Lazrak......
موكادور
أيتها المرأة الشقية
يا من حلمت بك النجوم
و تنهدت على صدرك اللافح كل الظلال المتمردة
احضني مساءاتك المبللة بدموع الموتى
و هلوسات الشعراء
أعيدي كتابة الحكاية
لأنني سئمت ألوانك المصطنعة
موكادور
يا نهد العالم المنتصب دوما
أعيدي لأقواسك العاهلة مسافاتها السجينة
أرسمي بألمك طريقا جديدة لنوارسك التائهة
حتى يستيقظ النهر العظيم
youssef lazrakوتنولد فراشات النسيم
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Invité- Invité
Re: Ils ont écrit sur Essaouira.
L’économie
en baisse de la ville n’a jamais nui à son étoile. C’est que Mogador avait sa mystique. Pendant
longtemps, la ville a fasciné les imaginations de ses habitants grands et petits
et fut le lieu de prédilection et d'inspiration
de plus d'un roman. Déjà en 1808, Richard Cumberland écrivit un roman
intitulé The Jew of Mogador. Dans un
autre roman de Peter Chenay, Mogador
fut également un centre d'espionnage
international. Quand, dans la liesse générale on apprit à Paris le bombardement
de Mogador par le Prince de Joinville en 1844, la chanteuse populaire Célestine
Vénard changea son nom en celui de Célestine
Mogador. Une rue fut nommée Mogador et le cabaret
Mabille où Celestine se produisait fut baptisé théâtre de Mogador. Il
fut acheté pour elle par son amant et capitaine de la frégate La belle Poule
qui n'était nul autre que le Prince
de Joinville. La frégate française Monge fut rebaptisée Mogador. Incidemment,
Monge est le nom du célèbre mathématicien français Gaspard Monge mais aussi
celui du consul Alfred Marey Monge
dépêché à Mogador par le roi Louis-Philippe en 1845, soit un an après le
bombardement de la ville par le Prince de Joinville. Monge n'atteignit jamais la ville car il périt au cours d'un naufrage au large d'Azemmour,
alors que son navire, le Denis Papin, faisait route vers Mogador. Bernard Shaw en fit l’arrière-plan de
sa pièce Captain Brassbound’s Conversion.
L'écrivain Paul Claudel fit également mention de Mogador dans l'une de ses pièces. Au cours des années 30, le poète
Alphonse Matrieux publia un grand
nombre de photos de Mogador. Il y eut dans la Cluse une salle de fête du nom de
Mogador, qui fut inaugurée en 1932 par l’acteur Fernandel. N’oublions
pas la célèbre chanson The Maharajah of
Mogador de Lewis Harris & John Jacob Loeb: There's
a rich Maharajah of Magador, Who had ten-thousand camels and maybe more… Mais il s’agit de Mogador
dans le Surrey en Angleterre!
Alain Belanger- Administrateur
- Messages: 62
Date d'inscription: 05/04/2010
Alphonse Métérie
"Ce qu'il nous faut, rappelle-toi,
c'est ce vent allègre et salé sur les lèvres, cette immense et sourde rumeur,
ce parfum goudronné, crustacé des villes de pêcheries, de chandails et de
goémons, et surtout, oh ! Surtout, ces doux fantômes imaginaires, ces ombres
d'autrefois et d'ailleurs, qui m'attendaient au seuil de tes grands murs
éclatants." (Alphonse Métérie, Petit Maroc, Éditions de l'Atlas, 1929.)
c'est ce vent allègre et salé sur les lèvres, cette immense et sourde rumeur,
ce parfum goudronné, crustacé des villes de pêcheries, de chandails et de
goémons, et surtout, oh ! Surtout, ces doux fantômes imaginaires, ces ombres
d'autrefois et d'ailleurs, qui m'attendaient au seuil de tes grands murs
éclatants." (Alphonse Métérie, Petit Maroc, Éditions de l'Atlas, 1929.)
Alain Belanger- Administrateur
- Messages: 62
Date d'inscription: 05/04/2010
excite.16 mai 2010
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Découvrir Essaouira au Maroc 20:48 dim 16 mai 2010 Ville splendide située sur la côte atlantique du Maroc, Essaouira est un lieu unique et magnifique à découvrir. Elle promet aux touristes un séjour inoubliable dans un cadre de rêve. Avec ses 70 000 habitants, Essaouira est une ville de taille humaine à l'ambiance paisible. On croirait que le temps s'y est arrêté. En s'y promenant, on découvre une ville à l'architecture exceptionnelle, notamment dans la médina où se trouvent quelques monuments magnifiques. Essaouira est connue pour sa kasbah. Ce quartier qui logeait ceux qui géraient et exploitaient le port est entouré de fortifications. C'est là que l'on peut voir les célèbres canons portugais qui repoussaient les attaques maritimes ennemis. Autre endroit à visiter : le port d'Essaouira. C'est un lieu plein de vie où l'on peut regarder les marins dans leur travail ou se rendre dans un des restaurants voisins pour manger des sardines grillées fraîchement pêchées. Il ne faut pas non plus manquer d'aller faire un tour dans la Médina. Ce quartier très animé est l'endroit idéal pour aller faire ses emplettes. Les marchands de tissus, d'épices et de légumes s'y installent pour vendre leurs produits aux passants. Essaouira est également réputée pour un être un véritable paradis pour la pratique du windsurf. Le vent puissant et l'océan atlantique offrent un terrain parfait pour les amoureux de ce sport. Même si la ville reste encore relativement préservée du tourisme, elle possède de nombreux hôtels et restaurants pour accueillir les voyageurs. Essaouira est donc en endroit parfait où partir en voyage |
Re: Ils ont écrit sur Essaouira.
Le site www.melca.info contient une section Livres et écrits/ Mogador à travers les livres avec des extraits intéressants
Alain Belanger- Administrateur
- Messages: 62
Date d'inscription: 05/04/2010
Re: Ils ont écrit sur Essaouira.
essaouira
maroc
mogador
olives
Philippe Chavanne | 22.01.2007 | 838 visites | 0
| 





Longtemps assoupie à l’ombre des remparts qui la protègent, Essaouira, l’ancienne Mogador, renaît de ses cendres grâce au tourisme. De ce petit port bleu et blanc qui ne correspond à aucun cliché traditionnel rattaché au Maroc, il faut retenir une beauté encore intacte, une douceur d’un autre temps et, à coup sûr, quelques agréables surprises qui contrastent fort plaisamment avec ce que nous offre le reste du pays… « Les gens de Mogador » !.. Pas de panique ! Ne vous effrayez pas ! Il n’est absolument pas question de vous refaire le coup d’une célèbre série télévisée, un tantinet mélo, qui a fait quelques-unes des belles heures de la « télé de papa ». Voici donc les « autres » gens de Mogador ! Ceux du Maroc. Ceux qui subissent les assauts des vagues de l’Atlantique et les rafales de la brise océane. Les habitants de la ravissante et surprenante Essaouira…
● Une base pour les corsaires
La cité d’Essaouira telle qu’elle apparaît aujourd’hui date de 1760. C’est le sultan alaouite Sidi Mohamed ben Abdallah qui en a décidé et ordonné la construction. Ce faisant, son objectif était double. D’une part, créer une nouvelle base pour ses corsaires qui attaquaient les bateaux naviguant dans l’Atlantique. D’autre part, punir la proche Agadir qui avait osé se révolter contre son autorité, et supplanter la rebelle en importance. Le plan général de la cité fut conçu au XVIIIe siècle par le Français Théodore Cornut qui, à l’époque, était… prisonnier du sultan ! Grâce à lui, Essaouira fut la toute première cité marocaine à être dotée de ruelles se coupant à angles droit, suivant un plan d’ensemble en damier. Une sorte de plan « à la Vauban » qui est l’une de caractéristiques les plus marquantes de la petite ville portuaire. Plus encore : à l’instar notamment de Brasilia ou de Leningrad, Essaouira est l’une des rares cités au monde dont l’urbanisme a été complètement étudié, pensé et conçu avant sa construction.
● Amogdoul et Mogador
Pour autant, le site d’Essaouira n’a pas commencé à être habité à cette époque, somme toute relativement proche. Au contraire, il est connu depuis la plus lointaine Antiquité : dans certaines îles voisines, on a en effet retrouvé des fragments de poteries remontant à l’an 700 av. J.-C. A ce moment, les îles proches d’Essaouira servaient d’escales aux navigateurs phéniciens. Quelques centaines d’années plus tard, vers le début de notre ère, le roi Juba II de Maurétanie (celui-là même qui est à l’origine de la célèbre Volubilis) y installa un comptoir commercial spécialisé dans le négoce de la pourpre (d’ailleurs extraite d’un coquillage local : le murex) à destination de Rome. D’où, assurément, le nom de « Purpuraires » que portent encore aujourd’hui ces quelques îles. Bien plus tard encore, aux XVe et XVIe siècles, les Portugais s’installèrent à leur tour dans cette région et baptisèrent le site « Mogador ». Un mot qui, plus que probablement, n’est autre qu’une déformation du nom local « Amogdoul ». ● « La bien dessinée » Il faut cependant attendre 1956 (il y a tout juste 50 ans, donc) pour que la petite cité portuaire prenne enfin le nom d’Es-Saouira que l’on peut traduire par « La bien dessinée ». Un nom qui sonne comme un juste hommage rendu à l’excellent travail du Français Théodore Cornut. Depuis, la petite cité forte désormais de plus de 50.000 âmes n’a quasiment cessé de se développer. En se concentrant tout d’abord sur son activité naturelle : la pêche et l’ensemble de ses dérivés. Et, plus généralement, sur les diverses activités maritimes : pendant de longues années, Essaouira fut d’ailleurs le seul port marocain réellement et officiellement ouvert au commerce extérieur. Puis la localité à intelligemment songer à se diversifier : elle s’est adonnée à l’artisanat tout d’abord (la bijouterie et la marqueterie essentiellement), puis est venu le tourisme. Car on ne peut le nier : aujourd’hui encore, malgré l’afflux touristique en haute saison, Essaouira attire et envoûte celles et ceux qui savent aller au-delà des piscines d’hôtels et des buffets des petits déjeuners. Bleu et blanche, elle charme bien les touristes nationaux venus des différentes régions du Maroc (Marrakech, Casablanca,…) que les touristes étrangers venus essentiellement de divers pays européens (la France, la Belgique, l’Angleterre, l’Allemagne,...). D’année en année, les touristes sont toujours plus nombreux. Attirés par les couleurs et l’ambiance de la ville. Par ses possibilités de farniente ou de loisirs actifs (entre autres la plongée et la pêche sous-marines, la planche à voile,…). Mais également par son climat : une température moyenne qui oscille entre 14° et 20° (ce qui ravit les touristes marocains - et notamment les Marrakchis - qui échappent à la fournaise de leurs villes) et moins de 250 mm de précipitations annuelles, en moyenne. Sans oublier - autre attrait de la cité - un festival culturel qui se déroule traditionnellement en octobre et qui fait la part belle à l’art sous des formes très diversifiées : le théâtre, la danse, la musique,,.. et jusqu’au cinéma.
● « Flower power »
Avant le milieu des années 1950, la prospérité d’Essaouira reposait aussi, en partie, sur les épaules de marchands juifs, fort nombreux en ville. A un certain moment, on y dénombrait près de 20.000 juifs pour seulement 10.000 musulmans. La bourgeoisie marocaine fréquentait alors les boutiquiers pour leur acheter des bijoux. Cependant, avec la proclamation d’un Etat marocain indépendant (en 1956), nombre de ces marchands juifs quittèrent la ville et le pays avec armes, bagages, or et argent. Direction : les Etats-Unis ou Israël, pour la plupart. Dans le courant des années 1960, Essaouira connut une tout autre ambiance. Accueillante et un peu insouciante, ouverte sur le monde et aux idées, bien ancrée dans l’esprit de cette époque malheureusement révolue, cette époque où tout restait faisable et possible, la cité accueillit une importante communauté hippie. Jimmy Hendrix lui-même se laissa séduire par l’endroit et y vécut plusieurs années.
● La Saint Malo marocaine
D’entrée de jeu, Essaouira surprend. Etonne. Interpelle. Car la cité ne ressemble en rien aux autres villes marocaines beaucoup plus traditionnelles, nettement plus classiques : les Fez, Marrakech, Rabat, Casablanca, Meknes ou autres Agadir. Même les boutiques sont différentes de celles que l’on a l’habitude de voir en d’autres lieux. Avec ses maisons aux volets bleus, Essaouira-la-marocaine fait immanquablement songer aux petits villages de carte postale que l’on découvre dans les îles grecques. Mais ses remparts font aussi songer à la très française Saint-Malo avec laquelle elle est d’ailleurs jumelée. Protégée par des fortifications d’un bel ocre rosé, Essaouira poursuit son évolution sans perdre toutefois la totalité de sa personnalité. Certes, on ne peut que regretter le fait que, comme partout ailleurs où le tourisme de masse est privilégié, celui-ci laisse des marques relativement profondes et que l’on peut craindre indélébiles. Tant dans l’achalandage des boutiques qui font désormais trop souvent la part belle aux breloques et bibelots de pacotille, que dans la mentalité de la population. Mais Essaouira-l’authentique résiste encore et toujours à l’envahisseur. Un peu comme ces irréductibles Gaulois qui devaient faire face aux légions romaines…
● A l’assaut de la Skala
Avant d’entrer en ville, il convient de respecter la tradition et donc de monter sur la Skala, la fortification qui domine et protège le port toujours animé. De là, la vue sur la ville et les activités portuaires est tout à fait superbe. Bien souvent, les mouettes accompagnent les promeneurs et viennent malicieusement se glisser devant les objectifs des appareils photographiques juste au moment du déclenchement… Ici, quelques peintres ont dressé leurs chevalets, inspirés par les paysages marins et les couleurs uniques de la cité. Entre le rempart extérieur et les maisons de la petite medina, le bastion nord, atteint au bout d’un passage comme une rampe, offre une jolie vue sur la ville et… sur un alignement de canons en bronze dont la gueule est tournée vers l’océan. Des canons qui, pour l’essentiel, sont d’origine espagnole. Quelques artisans (souvent spécialisés dans la marqueterie) ont installé leurs ateliers dans les anciens magasins de vivres ou de munitions. Ils travaillent surtout le thuya qu’ils incrustent de nacre, d’argent, de fils de cuivre ou de quelques autres essences d’arbres. Au final, ils proposent aux acheteurs éventuels des tables basses, de jolis échiquiers, des coffrets, des plateaux ouvragés, des petites boîtes à secrets,… Bref, une foule d’articles qui sont d’autant plus intéressants que le marchandage est âpre et serré… De la Skala, on s’aperçoit que, malgré l’essor du tourisme, l’activité portuaire et maritime reste importante et essentielle pour la ville. Les touristes passent et s’en vont vers d’autres lieux en fonction des modes ; les poissons, les bateaux et l’océan restent. Essaouira refuse de tout miser sur un secteur touristique qui peut basculer du jour au lendemain et perpétue avec sagesse sa longue tradition océane. Chaque soir, des chalutiers jettent les amarres, s’éloignent des quais et s’en vont à l’assaut des vagues de l’Atlantique pour des campagnes de pêche de plusieurs jours. Sus à la sardine qui fait la réputation et la richesse du port local ! Sur les quais et au cœur du petit chantier naval tout proche, des artisans particulièrement habiles de leurs mains poncent les coques de vieilles barcasses dans un air imprégné d’effluves de poissons. Construisent de manière totalement artisanale des jolis bateaux de bois comme on n’en trouve plus guère ailleurs. Ici, un pêcheur se débat avec une murène qui refuse obstinément de terminer à la casserole. Là, un autre extrait de ses nasses de belles araignées de mer que les restaurateurs locaux ne manqueront pas de proposer à leur clientèle. Un peu à l’écart, assises sur des amarres, quelques femmes, papotant discrètement, attendent le retour des pêcheurs. A la nuit tombée, la vue des marins enroulés dans leurs djellabas, endormis au sommet de leurs filets entassés, est un spectacle inoubliable. Peut-être un peu fantomatique et irréel, aussi…
● En promenade dans la medina
Bonne nouvelle : les autorités d’Essaouira refusent encore et toujours de tout sacrifier à la voiture et aux cars de tourisme. Et la découverte de la vieille ville, avec ses superbes petites ruelles et ses jolies maisons traditionnelles, se fait toujours à pied. Avec une certaine nonchalance que l’on ne retrouve malheureusement plus beaucoup dans les autres villes et stations balnéaires du pays. Se perdant dans un véritable petit labyrinthe de cubes qui sont autant de maisons tassées et serrées les unes contre les autres, on découvre alors une foule bigarrée. Les hommes cachent leurs Adidas ou leurs Nike sous les djellabas traditionnelles. Les femmes voilées et drapées du traditionnel haïk n’ignorent rien des cosmétiques à la mode et des dessous aptes à réveiller les ardeurs de leurs maris, mais affichent toujours un look tout ce qu’il y a de traditionnel. A l’heure de la visite au souk, dissimulées sous un sublime plissé, on les entend discuter âprement le prix de la botte de menthe ou de coriandre.
Un peu plus loin, en direction de la rue Syaghine, on accède à une série de boutiques de bijoutiers : les poignards, les bracelets de métal argenté et de nombreux autres articles sont proposés à la convoitise des acheteurs de passage. Passant presque par hasard par la rue Derb Laalouj, le visiteur s’attarde quelques instants devant la maison où séjourna quelques temps Charles de Foucauld, en 1884. Un peu plus loin dans la même rue, le Musée Sidi Mohamed ben Abdallah a été aménagé dans l’ancienne résidence du pacha. De taille relativement modeste, il est entièrement consacré à l’artisanat local et aux arts pratiqués dans la région : des costumes, de beaux tapis, des instruments de musique traditionnels, des bijoux artistiquement sculptés,… y sont exposés avec goût.
● Rendez-vous pittoresque
A quelques pas de là se tient chaque jour un marché pittoresque et plein d’ambiance, haut en couleurs et fort en senteurs. Les échoppes y sont regroupées par spécialités. Si vous en avez l’occasion, allez-y plutôt le matin ou le soir. En tout cas en-dehors des heures les plus chaudes consacrées au repas et… à la sieste. C’est en effet en début et en fin de journée que l’animation y est la plus grande… et que le spectacle y est donc le plus passionnant. Passez par le souk aux poissons, poursuivez par le souk aux grains, arrêtez-vous devant les échoppes d’épices, faites des folies au souk des bijoutiers (en sachant toutefois que rares sont les artisans qui conçoivent et fabriquent eux-mêmes les articles qu’ils vendent…),… Et, en fin de compte, de boutique en ruelle, de petite maison bleue et blanche en panorama grandiose sur l’océan, laissez-vous, à votre tour charmer et enivrer par les couleurs et les parfums de l’ancienne Mogador. Par les ambiances de la sensuelle Essaouira…
Philippe Chavanne | 22.01.2007 | 838 visites | 0
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maroc
mogador
olives
Philippe Chavanne | 22.01.2007 | 838 visites | 0

Longtemps assoupie à l’ombre des remparts qui la protègent, Essaouira, l’ancienne Mogador, renaît de ses cendres grâce au tourisme. De ce petit port bleu et blanc qui ne correspond à aucun cliché traditionnel rattaché au Maroc, il faut retenir une beauté encore intacte, une douceur d’un autre temps et, à coup sûr, quelques agréables surprises qui contrastent fort plaisamment avec ce que nous offre le reste du pays… « Les gens de Mogador » !.. Pas de panique ! Ne vous effrayez pas ! Il n’est absolument pas question de vous refaire le coup d’une célèbre série télévisée, un tantinet mélo, qui a fait quelques-unes des belles heures de la « télé de papa ». Voici donc les « autres » gens de Mogador ! Ceux du Maroc. Ceux qui subissent les assauts des vagues de l’Atlantique et les rafales de la brise océane. Les habitants de la ravissante et surprenante Essaouira…● Une base pour les corsaires
La cité d’Essaouira telle qu’elle apparaît aujourd’hui date de 1760. C’est le sultan alaouite Sidi Mohamed ben Abdallah qui en a décidé et ordonné la construction. Ce faisant, son objectif était double. D’une part, créer une nouvelle base pour ses corsaires qui attaquaient les bateaux naviguant dans l’Atlantique. D’autre part, punir la proche Agadir qui avait osé se révolter contre son autorité, et supplanter la rebelle en importance. Le plan général de la cité fut conçu au XVIIIe siècle par le Français Théodore Cornut qui, à l’époque, était… prisonnier du sultan ! Grâce à lui, Essaouira fut la toute première cité marocaine à être dotée de ruelles se coupant à angles droit, suivant un plan d’ensemble en damier. Une sorte de plan « à la Vauban » qui est l’une de caractéristiques les plus marquantes de la petite ville portuaire. Plus encore : à l’instar notamment de Brasilia ou de Leningrad, Essaouira est l’une des rares cités au monde dont l’urbanisme a été complètement étudié, pensé et conçu avant sa construction.● Amogdoul et Mogador
Pour autant, le site d’Essaouira n’a pas commencé à être habité à cette époque, somme toute relativement proche. Au contraire, il est connu depuis la plus lointaine Antiquité : dans certaines îles voisines, on a en effet retrouvé des fragments de poteries remontant à l’an 700 av. J.-C. A ce moment, les îles proches d’Essaouira servaient d’escales aux navigateurs phéniciens. Quelques centaines d’années plus tard, vers le début de notre ère, le roi Juba II de Maurétanie (celui-là même qui est à l’origine de la célèbre Volubilis) y installa un comptoir commercial spécialisé dans le négoce de la pourpre (d’ailleurs extraite d’un coquillage local : le murex) à destination de Rome. D’où, assurément, le nom de « Purpuraires » que portent encore aujourd’hui ces quelques îles. Bien plus tard encore, aux XVe et XVIe siècles, les Portugais s’installèrent à leur tour dans cette région et baptisèrent le site « Mogador ». Un mot qui, plus que probablement, n’est autre qu’une déformation du nom local « Amogdoul ». ● « La bien dessinée » Il faut cependant attendre 1956 (il y a tout juste 50 ans, donc) pour que la petite cité portuaire prenne enfin le nom d’Es-Saouira que l’on peut traduire par « La bien dessinée ». Un nom qui sonne comme un juste hommage rendu à l’excellent travail du Français Théodore Cornut. Depuis, la petite cité forte désormais de plus de 50.000 âmes n’a quasiment cessé de se développer. En se concentrant tout d’abord sur son activité naturelle : la pêche et l’ensemble de ses dérivés. Et, plus généralement, sur les diverses activités maritimes : pendant de longues années, Essaouira fut d’ailleurs le seul port marocain réellement et officiellement ouvert au commerce extérieur. Puis la localité à intelligemment songer à se diversifier : elle s’est adonnée à l’artisanat tout d’abord (la bijouterie et la marqueterie essentiellement), puis est venu le tourisme. Car on ne peut le nier : aujourd’hui encore, malgré l’afflux touristique en haute saison, Essaouira attire et envoûte celles et ceux qui savent aller au-delà des piscines d’hôtels et des buffets des petits déjeuners. Bleu et blanche, elle charme bien les touristes nationaux venus des différentes régions du Maroc (Marrakech, Casablanca,…) que les touristes étrangers venus essentiellement de divers pays européens (la France, la Belgique, l’Angleterre, l’Allemagne,...). D’année en année, les touristes sont toujours plus nombreux. Attirés par les couleurs et l’ambiance de la ville. Par ses possibilités de farniente ou de loisirs actifs (entre autres la plongée et la pêche sous-marines, la planche à voile,…). Mais également par son climat : une température moyenne qui oscille entre 14° et 20° (ce qui ravit les touristes marocains - et notamment les Marrakchis - qui échappent à la fournaise de leurs villes) et moins de 250 mm de précipitations annuelles, en moyenne. Sans oublier - autre attrait de la cité - un festival culturel qui se déroule traditionnellement en octobre et qui fait la part belle à l’art sous des formes très diversifiées : le théâtre, la danse, la musique,,.. et jusqu’au cinéma.● « Flower power »
Avant le milieu des années 1950, la prospérité d’Essaouira reposait aussi, en partie, sur les épaules de marchands juifs, fort nombreux en ville. A un certain moment, on y dénombrait près de 20.000 juifs pour seulement 10.000 musulmans. La bourgeoisie marocaine fréquentait alors les boutiquiers pour leur acheter des bijoux. Cependant, avec la proclamation d’un Etat marocain indépendant (en 1956), nombre de ces marchands juifs quittèrent la ville et le pays avec armes, bagages, or et argent. Direction : les Etats-Unis ou Israël, pour la plupart. Dans le courant des années 1960, Essaouira connut une tout autre ambiance. Accueillante et un peu insouciante, ouverte sur le monde et aux idées, bien ancrée dans l’esprit de cette époque malheureusement révolue, cette époque où tout restait faisable et possible, la cité accueillit une importante communauté hippie. Jimmy Hendrix lui-même se laissa séduire par l’endroit et y vécut plusieurs années.● La Saint Malo marocaine
D’entrée de jeu, Essaouira surprend. Etonne. Interpelle. Car la cité ne ressemble en rien aux autres villes marocaines beaucoup plus traditionnelles, nettement plus classiques : les Fez, Marrakech, Rabat, Casablanca, Meknes ou autres Agadir. Même les boutiques sont différentes de celles que l’on a l’habitude de voir en d’autres lieux. Avec ses maisons aux volets bleus, Essaouira-la-marocaine fait immanquablement songer aux petits villages de carte postale que l’on découvre dans les îles grecques. Mais ses remparts font aussi songer à la très française Saint-Malo avec laquelle elle est d’ailleurs jumelée. Protégée par des fortifications d’un bel ocre rosé, Essaouira poursuit son évolution sans perdre toutefois la totalité de sa personnalité. Certes, on ne peut que regretter le fait que, comme partout ailleurs où le tourisme de masse est privilégié, celui-ci laisse des marques relativement profondes et que l’on peut craindre indélébiles. Tant dans l’achalandage des boutiques qui font désormais trop souvent la part belle aux breloques et bibelots de pacotille, que dans la mentalité de la population. Mais Essaouira-l’authentique résiste encore et toujours à l’envahisseur. Un peu comme ces irréductibles Gaulois qui devaient faire face aux légions romaines…● A l’assaut de la Skala
Avant d’entrer en ville, il convient de respecter la tradition et donc de monter sur la Skala, la fortification qui domine et protège le port toujours animé. De là, la vue sur la ville et les activités portuaires est tout à fait superbe. Bien souvent, les mouettes accompagnent les promeneurs et viennent malicieusement se glisser devant les objectifs des appareils photographiques juste au moment du déclenchement… Ici, quelques peintres ont dressé leurs chevalets, inspirés par les paysages marins et les couleurs uniques de la cité. Entre le rempart extérieur et les maisons de la petite medina, le bastion nord, atteint au bout d’un passage comme une rampe, offre une jolie vue sur la ville et… sur un alignement de canons en bronze dont la gueule est tournée vers l’océan. Des canons qui, pour l’essentiel, sont d’origine espagnole. Quelques artisans (souvent spécialisés dans la marqueterie) ont installé leurs ateliers dans les anciens magasins de vivres ou de munitions. Ils travaillent surtout le thuya qu’ils incrustent de nacre, d’argent, de fils de cuivre ou de quelques autres essences d’arbres. Au final, ils proposent aux acheteurs éventuels des tables basses, de jolis échiquiers, des coffrets, des plateaux ouvragés, des petites boîtes à secrets,… Bref, une foule d’articles qui sont d’autant plus intéressants que le marchandage est âpre et serré… De la Skala, on s’aperçoit que, malgré l’essor du tourisme, l’activité portuaire et maritime reste importante et essentielle pour la ville. Les touristes passent et s’en vont vers d’autres lieux en fonction des modes ; les poissons, les bateaux et l’océan restent. Essaouira refuse de tout miser sur un secteur touristique qui peut basculer du jour au lendemain et perpétue avec sagesse sa longue tradition océane. Chaque soir, des chalutiers jettent les amarres, s’éloignent des quais et s’en vont à l’assaut des vagues de l’Atlantique pour des campagnes de pêche de plusieurs jours. Sus à la sardine qui fait la réputation et la richesse du port local ! Sur les quais et au cœur du petit chantier naval tout proche, des artisans particulièrement habiles de leurs mains poncent les coques de vieilles barcasses dans un air imprégné d’effluves de poissons. Construisent de manière totalement artisanale des jolis bateaux de bois comme on n’en trouve plus guère ailleurs. Ici, un pêcheur se débat avec une murène qui refuse obstinément de terminer à la casserole. Là, un autre extrait de ses nasses de belles araignées de mer que les restaurateurs locaux ne manqueront pas de proposer à leur clientèle. Un peu à l’écart, assises sur des amarres, quelques femmes, papotant discrètement, attendent le retour des pêcheurs. A la nuit tombée, la vue des marins enroulés dans leurs djellabas, endormis au sommet de leurs filets entassés, est un spectacle inoubliable. Peut-être un peu fantomatique et irréel, aussi…● En promenade dans la medina
Bonne nouvelle : les autorités d’Essaouira refusent encore et toujours de tout sacrifier à la voiture et aux cars de tourisme. Et la découverte de la vieille ville, avec ses superbes petites ruelles et ses jolies maisons traditionnelles, se fait toujours à pied. Avec une certaine nonchalance que l’on ne retrouve malheureusement plus beaucoup dans les autres villes et stations balnéaires du pays. Se perdant dans un véritable petit labyrinthe de cubes qui sont autant de maisons tassées et serrées les unes contre les autres, on découvre alors une foule bigarrée. Les hommes cachent leurs Adidas ou leurs Nike sous les djellabas traditionnelles. Les femmes voilées et drapées du traditionnel haïk n’ignorent rien des cosmétiques à la mode et des dessous aptes à réveiller les ardeurs de leurs maris, mais affichent toujours un look tout ce qu’il y a de traditionnel. A l’heure de la visite au souk, dissimulées sous un sublime plissé, on les entend discuter âprement le prix de la botte de menthe ou de coriandre.
Un peu plus loin, en direction de la rue Syaghine, on accède à une série de boutiques de bijoutiers : les poignards, les bracelets de métal argenté et de nombreux autres articles sont proposés à la convoitise des acheteurs de passage. Passant presque par hasard par la rue Derb Laalouj, le visiteur s’attarde quelques instants devant la maison où séjourna quelques temps Charles de Foucauld, en 1884. Un peu plus loin dans la même rue, le Musée Sidi Mohamed ben Abdallah a été aménagé dans l’ancienne résidence du pacha. De taille relativement modeste, il est entièrement consacré à l’artisanat local et aux arts pratiqués dans la région : des costumes, de beaux tapis, des instruments de musique traditionnels, des bijoux artistiquement sculptés,… y sont exposés avec goût.● Rendez-vous pittoresque
A quelques pas de là se tient chaque jour un marché pittoresque et plein d’ambiance, haut en couleurs et fort en senteurs. Les échoppes y sont regroupées par spécialités. Si vous en avez l’occasion, allez-y plutôt le matin ou le soir. En tout cas en-dehors des heures les plus chaudes consacrées au repas et… à la sieste. C’est en effet en début et en fin de journée que l’animation y est la plus grande… et que le spectacle y est donc le plus passionnant. Passez par le souk aux poissons, poursuivez par le souk aux grains, arrêtez-vous devant les échoppes d’épices, faites des folies au souk des bijoutiers (en sachant toutefois que rares sont les artisans qui conçoivent et fabriquent eux-mêmes les articles qu’ils vendent…),… Et, en fin de compte, de boutique en ruelle, de petite maison bleue et blanche en panorama grandiose sur l’océan, laissez-vous, à votre tour charmer et enivrer par les couleurs et les parfums de l’ancienne Mogador. Par les ambiances de la sensuelle Essaouira…
Philippe Chavanne | 22.01.2007 | 838 visites | 0
Re: Ils ont écrit sur Essaouira.
Economie : Tourisme au Maroc : Essaouira , une ville captivante qui reste gravée dans les esprits selon un Journal espagnol
Destination par excellence de repos et de détente, Essaouira est une ville "captivante et impressionnante qui reste gravée dans les esprits", souligne mercredi le journal espagnol "La Razon" dans son supplément hebdomadaire "Voyages".
La Cité des Alizés renferme tous les attraits que le touriste cherche dans une ville africaine, offrant en même temps un cadre ouvert "surprenant" empreint de l'influence de différentes civilisations, ajoute la publication espagnole.
"Sur la côte atlantique marocaine, le voyageur peut trouver un endroit créé pour le repos, une ville avec un petit port de pêche, des plages étendues de sable fin, des vents alizés et des vagues qui font le bonheur des surfeurs et un climat doux tout au long de l'année. C'est Essaouira", relève "La Razon".
Le quotidien espagnol fait remarquer que l'un des sites d'Essaouira qui restent gravés dans la mémoire du visiteur est son port, un endroit "haut en couleur et agité qui offre une vue splendide sur la baie et les murailles de la cité".
La publication espagnole a mis en valeur également le charme des produits de l'artisanat d'Essaouira, notamment ceux en bois de cèdre et en argent, tout en invitant le lecteur à une promenade à travers ses ruelles étroites et ses places
Destination par excellence de repos et de détente, Essaouira est une ville "captivante et impressionnante qui reste gravée dans les esprits", souligne mercredi le journal espagnol "La Razon" dans son supplément hebdomadaire "Voyages".
La Cité des Alizés renferme tous les attraits que le touriste cherche dans une ville africaine, offrant en même temps un cadre ouvert "surprenant" empreint de l'influence de différentes civilisations, ajoute la publication espagnole.
"Sur la côte atlantique marocaine, le voyageur peut trouver un endroit créé pour le repos, une ville avec un petit port de pêche, des plages étendues de sable fin, des vents alizés et des vagues qui font le bonheur des surfeurs et un climat doux tout au long de l'année. C'est Essaouira", relève "La Razon".
Le quotidien espagnol fait remarquer que l'un des sites d'Essaouira qui restent gravés dans la mémoire du visiteur est son port, un endroit "haut en couleur et agité qui offre une vue splendide sur la baie et les murailles de la cité".
La publication espagnole a mis en valeur également le charme des produits de l'artisanat d'Essaouira, notamment ceux en bois de cèdre et en argent, tout en invitant le lecteur à une promenade à travers ses ruelles étroites et ses places
Re: Ils ont écrit sur Essaouira.
Le coup de cœur pour Essaouira
mars 21, 2008 par Omar
Le Chéri
Essaouira est un port marocain situé sur la côte Atlantique à
173 km au nord d’Agadir et à 176 km à l’ouest de Marrakech. Mogador, ancien nom
d’Essaouira, était un comptoir phénicien puis romain. Pour les phéniciens,
grands navigateurs de l’époque, ce point leur servait d’escale avant de
continuer leur route en contournant l’Afrique. Les romains venaient sur cette
île pour cueillir un mollusque très précieux qui leur procurait la fameuse
couleur pourpre avec laquelle ils teignaient leurs toges. Mais ce plus grand
port de la région á cette époque, qui a connu toute sa gloire, n’est guère plus
aujourd’hui qu’un petit port de pêche.
Essaouira offre un double intérêt balnéaire et culturel qui fait d’elle l’une
des cités les plus attachantes du littoral. Son port de pêche est important et
son architecture médiévale se situe dans une médina précieuse inscrite sur la
liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. La marqueterie d’Essaouira fait
également partie de son patrimoine et sa renommée a atteint les quatre coins du
pays. Comment s’organise la ville ? Elle se divise en plusieurs quartiers :
certains où il y a des commerçants, d’autres où il y a des vendeurs de thuya (le
bois). Essaouira se distingue notamment par la finesse de son artisanat.
Essaouira au niveau culturel
Fatima, 45 ans, est née à Essaouira. Tous les ans, elle retourne
là-bas. Elle nous raconte que la ville a connu deux grands styles de musiques :
« il y a la musique des Haha au sud en langue berbère et la musique des Chiadma
au Nord en langue arabe ».
Comme l’explique Fatima, « Essaouira est très
connue pour la musique de transe de la confrérie des Hmadcha qui organisent un
Moussem chaque année à Essaouira. Leur Zaouia, lieu de culte et de rencontres,
se trouve dans la médina. » Elle poursuit : « La musique des Gnaoua, soudanaise,
célèbre dans de nombreux pays, est une musique de transe où le corps s’exprime
et se libère. Les Gnaoua sont d’anciens habitants de la cité ; ils sont des
maîtres musiciens et utilisent les instruments à percussions et à cordes.
»
Leurs chants tristes et plaintifs, à l’image du blues , racontent les
souffrances vécues de leurs ancêtres.
L’architecture occupe aussi une place importante dans cette
ville. On retrouve trois éléments qui caractérisent l’architecture Hispano-
mauresque :l’arabesque, la calligraphie, et le motif géométrique. L’art arabe
s’est d’ailleurs inspiré de tout cela.
Cette ville est donc à conseiller à tous ceux qui souhaitent découvrir le
Maghreb et la culture orientale. Aujourd’hui, la ville est devenue très
touristique, contrairement à l’époque, et de plus en plus d’occidentaux vivent
dans la médina.
mars 21, 2008 par Omar
Le Chéri
173 km au nord d’Agadir et à 176 km à l’ouest de Marrakech. Mogador, ancien nom
d’Essaouira, était un comptoir phénicien puis romain. Pour les phéniciens,
grands navigateurs de l’époque, ce point leur servait d’escale avant de
continuer leur route en contournant l’Afrique. Les romains venaient sur cette
île pour cueillir un mollusque très précieux qui leur procurait la fameuse
couleur pourpre avec laquelle ils teignaient leurs toges. Mais ce plus grand
port de la région á cette époque, qui a connu toute sa gloire, n’est guère plus
aujourd’hui qu’un petit port de pêche.

Essaouira offre un double intérêt balnéaire et culturel qui fait d’elle l’une
des cités les plus attachantes du littoral. Son port de pêche est important et
son architecture médiévale se situe dans une médina précieuse inscrite sur la
liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. La marqueterie d’Essaouira fait
également partie de son patrimoine et sa renommée a atteint les quatre coins du
pays. Comment s’organise la ville ? Elle se divise en plusieurs quartiers :
certains où il y a des commerçants, d’autres où il y a des vendeurs de thuya (le
bois). Essaouira se distingue notamment par la finesse de son artisanat.
Essaouira au niveau culturel
là-bas. Elle nous raconte que la ville a connu deux grands styles de musiques :
« il y a la musique des Haha au sud en langue berbère et la musique des Chiadma
au Nord en langue arabe ».
Comme l’explique Fatima, « Essaouira est très
connue pour la musique de transe de la confrérie des Hmadcha qui organisent un
Moussem chaque année à Essaouira. Leur Zaouia, lieu de culte et de rencontres,
se trouve dans la médina. » Elle poursuit : « La musique des Gnaoua, soudanaise,
célèbre dans de nombreux pays, est une musique de transe où le corps s’exprime
et se libère. Les Gnaoua sont d’anciens habitants de la cité ; ils sont des
maîtres musiciens et utilisent les instruments à percussions et à cordes.
»
Leurs chants tristes et plaintifs, à l’image du blues , racontent les
souffrances vécues de leurs ancêtres.
ville. On retrouve trois éléments qui caractérisent l’architecture Hispano-
mauresque :l’arabesque, la calligraphie, et le motif géométrique. L’art arabe
s’est d’ailleurs inspiré de tout cela.
Cette ville est donc à conseiller à tous ceux qui souhaitent découvrir le
Maghreb et la culture orientale. Aujourd’hui, la ville est devenue très
touristique, contrairement à l’époque, et de plus en plus d’occidentaux vivent
dans la médina.
Invité- Invité
Re: Ils ont écrit sur Essaouira.
By Fréderic
Damgaard
"Essaouira est une ville mystérieuse,
magique et passionnante, un univers étrange, un monde tout à fait à part et son
très riche passé historique et culturel est resté intact . La créativité y est
intense dans tous les domaines, mais ce qui me passionne le plus c'est le
foisonnement d'artistes autodidactes et singuliers qui ont surgi ici . Et ils
n'ont pas surgi du néant mais sont issus de longues traditions ancestrales dans
une ville où se croisent des civilisations ou ethnies venues d'horizons divers.
Cette ville est aussi un lieu isolé, épargné des influences néfastes du
monde moderne, une ville calme, priviligiée par sa situation entourée de
murailles qui nous encerclent et nous ensorcellent . Ici, où le vent fou souffle
en permanence et avec la luminosité éblouissante, c'est la nature qui nous
environne qui certainement est la base et la raison de la grande créativité qui
règne dans ce lieu bénit par les dieux . Un univers en harmonie avec la nature
et les êtres ".
Damgaard
"Essaouira est une ville mystérieuse,
magique et passionnante, un univers étrange, un monde tout à fait à part et son
très riche passé historique et culturel est resté intact . La créativité y est
intense dans tous les domaines, mais ce qui me passionne le plus c'est le
foisonnement d'artistes autodidactes et singuliers qui ont surgi ici . Et ils
n'ont pas surgi du néant mais sont issus de longues traditions ancestrales dans
une ville où se croisent des civilisations ou ethnies venues d'horizons divers.
Cette ville est aussi un lieu isolé, épargné des influences néfastes du
monde moderne, une ville calme, priviligiée par sa situation entourée de
murailles qui nous encerclent et nous ensorcellent . Ici, où le vent fou souffle
en permanence et avec la luminosité éblouissante, c'est la nature qui nous
environne qui certainement est la base et la raison de la grande créativité qui
règne dans ce lieu bénit par les dieux . Un univers en harmonie avec la nature
et les êtres ".
Invité- Invité
rubrique ouverte par Hamid Kaabour...
rubrique ouverte par Hamid Kaabour...
Le thé à la menthe (en arabe : شاي بالنعناع (chāï bil n'anā), ou
plus communément الأتاي (at taï) en dialecte) est la boisson traditionnelle des
pays du Maghreb. Ce thé est obtenu grâce à l'infusion de feuilles de thé vert
(de type gunpowder) et de menthe verte (de type nanah), accompagnée de beaucoup
de sucre. Il est servi très chaud.
Originaire du Maroc, il s'est diffusé
dans tout le Maghreb. Il n'est pas seulement bu lors des repas, mais tout au
long de la journée. Il est, plus particulièrement, la boisson de l'hospitalité.
À la différence de la cuisine, faite par les femmes, le thé est
traditionnellement affaire d'homme : préparé par le chef de famille, il est
servi à l'invité, et ne se refuse pas. On prête au breuvage un grand nombre de
vertus, notamment toniques et digestives.
Sa préparation et son goût
varient en fonction des régions et des pays du Maghreb. Il est, ainsi, plus
sucré dans le nord que dans le sud du Maroc. Dans certaines régions, on y ajoute
quelques pignons de pin. La menthe est normalement la nanah (la menthe nana,
commune en Afrique du Nord).
Article publie par Kaoutar Chakir le 4/4/2009.
Le thé à la menthe (en arabe : شاي بالنعناع (chāï bil n'anā), ou
plus communément الأتاي (at taï) en dialecte) est la boisson traditionnelle des
pays du Maghreb. Ce thé est obtenu grâce à l'infusion de feuilles de thé vert
(de type gunpowder) et de menthe verte (de type nanah), accompagnée de beaucoup
de sucre. Il est servi très chaud.
Originaire du Maroc, il s'est diffusé
dans tout le Maghreb. Il n'est pas seulement bu lors des repas, mais tout au
long de la journée. Il est, plus particulièrement, la boisson de l'hospitalité.
À la différence de la cuisine, faite par les femmes, le thé est
traditionnellement affaire d'homme : préparé par le chef de famille, il est
servi à l'invité, et ne se refuse pas. On prête au breuvage un grand nombre de
vertus, notamment toniques et digestives.
Sa préparation et son goût
varient en fonction des régions et des pays du Maghreb. Il est, ainsi, plus
sucré dans le nord que dans le sud du Maroc. Dans certaines régions, on y ajoute
quelques pignons de pin. La menthe est normalement la nanah (la menthe nana,
commune en Afrique du Nord).
Article publie par Kaoutar Chakir le 4/4/2009.

Invité- Invité
Re: Ils ont écrit sur Essaouira.
Mon cher Hifad
je remarque que tu as l'ame d'un poete
bravo , je te felicite pour ce poeme qui decrit super bien LALA Mogador
david
je remarque que tu as l'ame d'un poete
bravo , je te felicite pour ce poeme qui decrit super bien LALA Mogador
david
Invité- Invité
A Lalla Mogador!
A Lalla Mogador !
Par la porte du lion je suis entré le premier jour.
Par les coups de canons
Par la chanson de la grande horloge
Par les fleurs du jardin d’el manzah
Par ma mère adoptive Lalla Mogador
Et le Destin , je suis chaleureusement accueilli.
L’enfant heureux de tes rues, de ta plage et de tes écoles,
Est devenu ton soldat protecteur
Et le troubadour qui chante ta beauté
Et qui a sacrifié la moitié de sa vie
Pour gagner ta confiance et ton amour.
Tu l’as gratifié d’une belle femme et de beaux enfants.
Tu l’as gratifié de grands amis
Qu’il aime comme ses propres frères
Et dont on l’a privés depuis longtemps.
Tu ressembles à la vague bleue de ta mer :
On aura beau tout fait pour l’attraper et jouir de sa beauté
Et elle vous file entre les bras vous laissant un goût de sel à la bouche
Et de la soif à la gorge.
Comme l’eau de ta mer,
Tu prends toutes les formes
Des coupes de tes amoureux
Et tu ressembles à une liqueur volatile et paradisiaque
Qui rend légers les esprits et les âmes
Les emporte au loin
Et leur donne des ailes.
Gloire à toi ma mère adoptive
Et la mère de ma femme
Et de mes enfants !
Ta fortune viendra toujours de loin
Ton tyran mourra par le fer
Et tu nous quitteras un vendredi ou un jour de fête!
Bonne année et longue vie Lalla Mogador!
Par la porte du lion ,je suis sorti le deuxième jour ?
Mohammed Hifad
Par la porte du lion je suis entré le premier jour.
Par les coups de canons
Par la chanson de la grande horloge
Par les fleurs du jardin d’el manzah
Par ma mère adoptive Lalla Mogador
Et le Destin , je suis chaleureusement accueilli.
L’enfant heureux de tes rues, de ta plage et de tes écoles,
Est devenu ton soldat protecteur
Et le troubadour qui chante ta beauté
Et qui a sacrifié la moitié de sa vie
Pour gagner ta confiance et ton amour.
Tu l’as gratifié d’une belle femme et de beaux enfants.
Tu l’as gratifié de grands amis
Qu’il aime comme ses propres frères
Et dont on l’a privés depuis longtemps.
Tu ressembles à la vague bleue de ta mer :
On aura beau tout fait pour l’attraper et jouir de sa beauté
Et elle vous file entre les bras vous laissant un goût de sel à la bouche
Et de la soif à la gorge.
Comme l’eau de ta mer,
Tu prends toutes les formes
Des coupes de tes amoureux
Et tu ressembles à une liqueur volatile et paradisiaque
Qui rend légers les esprits et les âmes
Les emporte au loin
Et leur donne des ailes.
Gloire à toi ma mère adoptive
Et la mère de ma femme
Et de mes enfants !
Ta fortune viendra toujours de loin
Ton tyran mourra par le fer
Et tu nous quitteras un vendredi ou un jour de fête!
Bonne année et longue vie Lalla Mogador!
Par la porte du lion ,je suis sorti le deuxième jour ?
Mohammed Hifad
Dernière édition par Hifad le Dim 16 Mai - 13:44, édité 4 fois
rubrique ouverte par Hamid Kaabour...
Mogador, la malheureuse ville vivait sur ses souvenirs,
ruminant sa grandeur passée, ses titres consulaires et ses grands
désenchantements coloniaux. Quarante ans après l'instauration du Protectorat,
elle continuait d'attendre lévénement qui la tirerait de sa dégradante retraite
et lui donnerait une nouvelle vocation historique. Peut-être un débarquement de
Chinois ou de Martiens, peut-être la découverte d'un gisement de pétrole ou
d'une mine de diamants. Peut-être aussi sa conquête par les Canadiens ou son
rattachement à la principauté de Monaco.
Les bateaux n'entraient plus
dans son port, ils mouillaient au large où des péniches remorquées à des
chalutiers allaient les décharger de leur thé de Chine et les charger damandes
du Souss. Mogador ne connaissait plus les terreurs des bombardements ni les
émois des grandes livraisons. Elle était en marge de l'histoire, au ban du ciel,
à la croisée des vents, et elle végétait, comme toutes ces vieilles filles qui
attendaient, derrière les volets clos de leurs maisons, la proposition de
quelque prétendant princier poussé sous leurs balcons par les vents
entremetteurs. Plus elle déclinait et plus elle rêvait ; et plus elle rêvait et
plus elle dépérissait.
Les gens de la casbah, descendants pour la
plupart des Courtiers du Roi et de leurs rabbins, ne pouvaient se résigner à
leur déchéance. S'ils ne parlaient plus autant l'anglais, ils n'en continuaient
pas moins de vivre au rythme et à la manière de l'Angleterre. Leurs maisons
ressemblaient à des musées, encombrées d'antiquités et de vieilleries incrustées
de souvenirs, et leurs traits à des armoiries, beaux et laids à la fois. Les
Français habitaient désormais les villas qu'ils s'étaient construites sur le
bord de mer. Ils donnaient certes l'impression, comme tous les colons du monde,
d'être là sans être là, mais ils avaient leur Mogador aussi : une manière bien à
eux de s'insinuer entre ses remparts, de rencontrer ses gens, de braver ses
autorités. Ils n'étaient ni plus ni moins épris des lieux que leurs compatriotes
juifs ou musulmans, ils étaient contaminés par les insinuations pudibondes des
vents, les embruns obscurs des vagues, les chuchotements des araucarias. Ils
étaient au paradis et passaient leur ennui en brimades de Musulmans, en
vexations de Juifs, en bals dansants et en lectures de journaux et de revues qui
retraçaient, avec des semaines et des mois de retard, les modes et les crises
qui secouaient le grand monde duquel ils sétaient retirés pour mieux assister,
de loin, à ses engouements et à ses ébats. Ils ne travaillaient pas, ils
géraient leurs domaines ou leurs conserveries. Ils étaient les nouveaux maîtres
de la ville sans en être les héritiers, des intrus peut-être, qui n'en avaient
pas moins bouleversé les moeurs. Les vents portaient désormais des noms
français, l'Océan rendait les échos de la Marseillaise, mon père portait leur
béret noir et ma mère me chantait des berceuses lorraines.
Texte "Le Berceau du vent" : Ami Bouganim né à
Essaouira-Mogador
Source : www.mfa.gov.il.
ruminant sa grandeur passée, ses titres consulaires et ses grands
désenchantements coloniaux. Quarante ans après l'instauration du Protectorat,
elle continuait d'attendre lévénement qui la tirerait de sa dégradante retraite
et lui donnerait une nouvelle vocation historique. Peut-être un débarquement de
Chinois ou de Martiens, peut-être la découverte d'un gisement de pétrole ou
d'une mine de diamants. Peut-être aussi sa conquête par les Canadiens ou son
rattachement à la principauté de Monaco.
Les bateaux n'entraient plus
dans son port, ils mouillaient au large où des péniches remorquées à des
chalutiers allaient les décharger de leur thé de Chine et les charger damandes
du Souss. Mogador ne connaissait plus les terreurs des bombardements ni les
émois des grandes livraisons. Elle était en marge de l'histoire, au ban du ciel,
à la croisée des vents, et elle végétait, comme toutes ces vieilles filles qui
attendaient, derrière les volets clos de leurs maisons, la proposition de
quelque prétendant princier poussé sous leurs balcons par les vents
entremetteurs. Plus elle déclinait et plus elle rêvait ; et plus elle rêvait et
plus elle dépérissait.
Les gens de la casbah, descendants pour la
plupart des Courtiers du Roi et de leurs rabbins, ne pouvaient se résigner à
leur déchéance. S'ils ne parlaient plus autant l'anglais, ils n'en continuaient
pas moins de vivre au rythme et à la manière de l'Angleterre. Leurs maisons
ressemblaient à des musées, encombrées d'antiquités et de vieilleries incrustées
de souvenirs, et leurs traits à des armoiries, beaux et laids à la fois. Les
Français habitaient désormais les villas qu'ils s'étaient construites sur le
bord de mer. Ils donnaient certes l'impression, comme tous les colons du monde,
d'être là sans être là, mais ils avaient leur Mogador aussi : une manière bien à
eux de s'insinuer entre ses remparts, de rencontrer ses gens, de braver ses
autorités. Ils n'étaient ni plus ni moins épris des lieux que leurs compatriotes
juifs ou musulmans, ils étaient contaminés par les insinuations pudibondes des
vents, les embruns obscurs des vagues, les chuchotements des araucarias. Ils
étaient au paradis et passaient leur ennui en brimades de Musulmans, en
vexations de Juifs, en bals dansants et en lectures de journaux et de revues qui
retraçaient, avec des semaines et des mois de retard, les modes et les crises
qui secouaient le grand monde duquel ils sétaient retirés pour mieux assister,
de loin, à ses engouements et à ses ébats. Ils ne travaillaient pas, ils
géraient leurs domaines ou leurs conserveries. Ils étaient les nouveaux maîtres
de la ville sans en être les héritiers, des intrus peut-être, qui n'en avaient
pas moins bouleversé les moeurs. Les vents portaient désormais des noms
français, l'Océan rendait les échos de la Marseillaise, mon père portait leur
béret noir et ma mère me chantait des berceuses lorraines.
Texte "Le Berceau du vent" : Ami Bouganim né à
Essaouira-Mogador
Source : www.mfa.gov.il.
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